Hier l'émision "les maternelles" était diffusée sur le thème de l'adorable période (hummm !) du "non". La grande Isabelle Filliozat, bien connue des neuroneuses était présente pour répondre aux questions des invités.
Je ne pouvais éviter de parler de cette émission dans les Vendredis Intellos.
Si on en venait aux faits ?!
Cette phase d'opposition ou phase du "non", apparaît généralement aux alentours de 18 mois et peut ne durer que quelques jours si elle est bien gérer ou s'éterniser dans le cas contraire.
Une partie des crises de la période d'opposition est une façon, pour l'enfant de se décharge de l'excès de tension.
Il faut savoir, également, qu'ils ne peuvent pas comprendre la négation : dans l'expression "ne touche pas au placard" il faut comprendre ce que signifie "ne pas", "toucher" et "placard" or son cerveau n'est pas capable de concevoir ces trois items.
Ici, il va tenter de s'approprier la consigne sans comprendre la négation : toucher le placard ! C'est pourquoi il nous regarde en souriant. La solution c'est d'apprendre à reformuler : "laisse le placard fermé" ! Isabelle Filliozat nous rappelle que l'enfant à cet âge là adore respecter les consignes ( ça fait rêver, hein ?!) il suffit donc d'employer les bons mots !
Mettre en avant son individualisme, lui permettre de faire des choses par lui même est une façon de désamorcer la crise en amont. Notamment, en faisant en sorte qu'il dise"je" . Au lieu de lui ordonner : "met tes bottes", employer simplement le mot "bottes" juste pour qu'il pense à l'objet et qu'il prenne lui-même l'initiative de les mettre.
Une maman précise que son enfant n'est pas dans cette phase à l'extérieur. Ce serait tout à fait normal, la maman reçoit plus de "non" ( ceci est inversé lorsque c'est le papa qui est à la maison ) car elle est la figure d'attachement principal. Ici l'enfant se dit : "Je vérifie qu'elle m'aime suffisament et qu'elle va m'accompagner dans cette phase".
Egalement ce qui est plus surprenant : l'implication des colorants alimentaires dans les phases d'opposition ! Lorsqu'un enfant est confronté à une situation qui le met en tension l'alliance avec les additifs chimiques déclenche des crises. Pas besoin de punition (non !) ils ont besoin de notre aide. Dans ces périodes il est préférable de manger plus naturel en quelques jours tout devrait rentrer dans l'ordre.
Il peut être intéressant de s'isoler quelques minutes lorsqu'on craque face à une crise. Il est souhaitable de ne jamais isoler l'enfant dans sa chambre plus d'une minute par année d'âge.Toutefois, Isabelle Filliozat prèfère éviter la solution de la punition, elle la trouve inutile car la colère réaparaîtra à un moment donné puisqu'on n'aura pas sû régler le problème.
Enfin, le fameux exemple du supermarché : pourquoi un enfant fait une crise au supermarché ? Vous pensez sans doute que c'est un caprice, qu'il veut le paquet de bonbon ou le jouet qu'il a vu dans l'un des rayons ? Et bien non , un supermarché c'est l'enfer pour le cerveau d'un enfant : trop de sollicitations, trop de pression qui entraînent la crise. Pour l'éviter il faut canaliser l'enfant, concentrer son cerveau sur une seule chose. Par exemple, en lui donnant des tâches à remplir.
Je ne sais pas pour vous, mais moi Isabelle Filliozat m'a permi d'avoir un regard neuf sur les demandes des enfants. Non, un enfant ne cherche pas à nous enquiquiner lorsqu'il fait une crise ou lorsqu'il touche un placard alors qu'on lui a interdit en nous regardant droit dans les yeux. Non, il y a d'autres raisons, bien plus logiques à tout ça.
Isabelle Filliozat nous permet de nous interroger, de façon plus globale sur la façon dont on a tendance nous, les adultes à penser que les enfants résonnent de la même manière que nous. Mais, c'est faux ! N'oublions pas que les enfants ont un cerveau de leur âge...
La Fée Passie 16/03/2012
Sissi 16/03/2012
MissBrownie 16/03/2012
Les Magadabe 16/03/2012
Mme Déjantée 16/03/2012