27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 06:13

"Arrêtez de crier, Taisez-vous ! Faites moins de bruit ! Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?".

On a tous déjà entendu ce genre de paroles, on les a peut-être même déjà prononcé.

Et pourtant...

Est-ce vraiment nécessaire ? Peut-on vraiment demander à des enfants d'être des petits êtres silencieux cachés dans un coin ? N'est-ce pas leur rôle que de faire vivre une maison par leurs cris et leur hurlements de joie ?

Toujours dans "au coeur des émotions de l'enfant", Isabelle Filliozat nous explique qu'"Un enfant a besoin de se sentir joyeux, pour se sentir libre d'exister et de grandir".

Et oui, pourquoi un enfant voudrait-il grandir s'il s'aperçoit que les "grands" vivent dans un monde de tristesse ?

Elle nous invite à retourner en enfance en partageant les jeux de nos enfants. Et surtout ne trouvons pas d'excuse :

"Certains disent que ce n'est plus de leur âge. En réalité, ils seraient mal à l'aise, se sentiraient ridicules, vulnérables. Ils refusent la tentation de la régression. Ils seraient confrontés à l'intimité avec leurs enfants, à leur propre passé, à leurs émotions de petit garçon ou de petite fille. S'ils jouaient, s'ils osaient entrer dans le monde imaginaire des enfants, s'asseoir par terre et faire du bruit avec eux...Ils risqueraient de prendre contact avec une immense souffrance à l'intérieur d'eux. Car se réveillerait la détresse du manque. Ils n'ont pas reçu cela de leurs propres parents, peut-être même n'ont-ils jamais eu le droit de jouer, de rire, de courir en criant, de faire du bruit. Peut-être ont-ils tant manqué de tendresse et/ou de jouets qu'ils ne peuvent encore aujourd'hui prendre dans les bas une poupée ou un ours et le câliner".

Ainsi, Isabelle nous explique qu'il faut soigner "nos enfances blessées" pour nous permettre de jouer aux "jeux simples" des enfants, lâcher prise, récupérer notre "liberté de rire".

Depuis que LB est née, je redécouvre le bonheur d'être un enfant. Je redeviens une enfant moi-même, je m'éclate à faire des pâtés de sable. Je joue à la poupée, je lis des histoires de princesses qui font rêver et je me suis même racheté les "martine" de mon enfance! Que c'est bon d'être un enfant à côté de son enfant. De lâcher prise, et de se replonger dans ce monde merveilleux. 

Tous les jours, nous avons droit, toutes les deux, à notre partie de fou-rire. Je m'autorise enfin le bonheur ! Je ne pensais pas qu'avoir un enfant allait avoir une telle incidence sur mon comportement. Et c'est tellement bon de se sentir vivre comme un enfant et d'avoir cette sensation profonde de partage avec elle.

 

Et vous, êtes-vous aussi retombez en enfance depuis la naissance de vos enfants ?

 

Ceci est ma participation aux Vendredis Intellos !

Partager cet article

commentaires

Mme Déjantée 27/07/2012


Merci de ta contribution Sandy!! Pour ma part et même si ne me fait pas plaisir, je crois que j'ai beaucoup arrêté de jouer à la naissance de l'APA... parce que j'étais jeune et que je pensais
que c'était ce qu'on attendait de moi pour prendre à part entière ma place de maman et d'adulte. Je reviens dessus petit à petit, et je dois dire que ça me fait le plus grand bien!!! :-)

poupée tortue 27/07/2012


Pourquoi leur demander de cesser leur bruit ? Parce que les voisins de dessous vont encore venir se plaindre ? parce que s'ils ne se calment pas et ne se couchent pas plus tôt, il ne dormirons
pas assez ? Par ce qu'après une longue et fatigante journée de travail, maman est trop fatiguée pour supporter? parce que Papa est épuisé d'avoir bataillé avec son chef toute la journée ? parce
qu'à force d'écouter ses enfants, on ne s'écoute plus soi même ?


Voilà pourquoi...


Et bien sûr tous les parents aimeraient les laisser courir, crier, jouer... Bien sûr...


J'habite une maison et je peux me permettre de laisser faire beaucoup beaucoup de bruit, de courses poursuites etc.... Mais je vois bien pourquoi ma propre mère ne pouvait pas dans notre petit
appartement, avec son travail qui n'en finissait pas, mon père smicard, les voisins anti-enfants...


Elle trouvait d'autres moyens que le bruits les cris pour que l'on s'épanouisse. elle en a passé des heures à nous lire des histoires et nous chanter des chansons, tard après être rentré du
boulot.


Le problème n'est pas tant ce qu'on ne laisse pas faire aux enfants... Avant de s'occuper des enfants, il faudrait s'occuper de nous même. 


C'est pas si facile.


J'ai cette chance d'avoir pu faire le choix de changer la vie. moins de stress , plus de temps, je suis plus détendue, plus sereine, plus naturelle et les enfants le ressentent !


 Mais tout le monde peut-il changer de vie ? 


Chuuut, un peu de calme, Maman est fatiguée.


 

la farfa 28/07/2012


Pour avoir subi une "anti-enfant-qui-fait-du-bruit" lors d'une visite de grotte dernièrement... je comprends bien de quoi tu parles.
Bien sûr, on vis en société et un enfant qui passe son temps à crier à fond les ballons pendant plus de 10 minutes peut porter sur les nerfs... Mais les gens pourraient aussi faire un effort pour
accepter un enfant qui rit (c'est quand même pas désagréable à entendre, un pitchoun qui rigole non?) ou qui raconte sa vie un peu fort mais sans crier pour autant...
Pour l'anecdote, ma soeur et moi avons squatté le bac à sable de Surprise chez mes parents, et on a kidnappé une balle pendant une de ses siestes. ca a donné un bon moment de jeue t de gros
éclats de rire.
On a redécouvert le plaisir à jouer pour le plaisir, sans se préoccuper des autres et de leur jugement. ^^

Xtinette 29/07/2012


Il faut trouver l'équilibre : laisser assez de liberté aux enfants pour qu'ils s'expriment, soient heureux et créatifs... mais il faut aussi mettre quelques règles...

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest