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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 06:00

Des années que je la cite dès que j'ai l'occasion de parler éducation. Des années à tenter de convertir les plus récalcitrants.

Samedi dernier, c'était le jour J, la rencontre allait avoir lieu.

Pour le coup, j'avais sommé l'Homme de m'accompagner, ne lui laissant aucune possibilité de se démettre.

J'avais rameuté mes parents et ma grand-mère pour s'occuper des petites sur place ( le palais des congrès situé sur le port d'une ville de la Côte, pratique, ils pouvaient se balader en étant tout proche de nous).

J'allais également rencontrer IRL, le groupe de mamans nature de mon département auquel je participe régulièrement sur fb.

Après un repas au soleil, nous nous sommes donc dirigés, le chéri et moi, vers la salle.

Après avoir fait quelques emplettes ( ils savent comment m'amadouer, mettez des livres en vente à l'entrée, et on ne me tient plus !) et salué les copines ( en jouant au jeu du "qui est qui" puisque, pour la plupart, je ne les avais jamais rencontrées !), voici Isabelle qui arrive.

Et voilà la conférence qui commence, ou, plutôt, le "one woman show" ! Quelle énergie, quelle exaltation ! Moi qui ait l'habitude des conférences universitaires, je ne pensais pas qu'il était possible de rendre ce genre de choses aussi vivant. Il suffisait pourtant, comme l'a fait Isabelle ( oui, je l'appelle par son petit nom !), d'appréhender ça comme une pièce de théâtre : debout, en utilisant tout l'espace de la scène, en bougeant dans tous les sens.

Alors, sur le fond, rien de nouveau sous le soleil pour ceux qui ont l'habitude de lire ses livres. Mais, de bons rappels qui font du bien lorsque l'on a le nez un peu trop centré sur le quotidien.

En filigrane, une rengaine : qu'est-ce qui est le plus important ? que nos enfants fassent ce que l'on veut qu'ils fassent ? Ou, les amener progressivement à plus d'autonomie, assurant ainsi une vie familiale harmonieuse ( calme ?) en respectant leurs besoins et leur personne ?

Quelques clefs pour y parvenir :

Permettre à l'enfant de prendre lui même la décision d'agir : Il faut se brosser les dents ? Demandez lui ce qui est prévu dans la routine du soir ( donner un ordre a souvent tendance à le braquer et l'empêcher de réfléchir). En pratique, les enfants aiment beaucoup les règles ( ma LB a tendance à les répéter en boucle) : donner leur l'occasion de les appliquer par eux-même !

Ne pas faire de l'amour et des manifestations d'amour ( câlins) une récompense mais un moteur : il vient de frapper son petit frère ? Occupez-vous du grand qui vous montre son besoin d'attention ( le petit sera ravis que l'on arrête de le frapper !).

Attention au sucre et aux colorants ( certaines sucreries contiennent même la mention selon laquelle elles peuvent causer des troubles de l'attention) : Si l'on dit que les enfants sont aujourd'hui plus terrible que les anciennes générations, c'est sans doute car il mangent plus de sucre qu'avant.

Un moment bien utile en somme, et dans quelques jours, je remet ça avec une conférence d'Oliver Maurel !

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:27

 

   La semaine dernière ma super Sage-Femme que j'aime d'amour me parlait d'une patiente qui avait vécu son premier accouchement en Chine. Elle m'a surprise en m'apprenant que la Chine était le pays où l'on pratiquait le plus de césariennes. J'ai donc fait mes petites recherches et, il s'est avéré que le journal La Croix s'est intéressé aux naissances par césarienne dans son supplément de la semaine dernière, il propose tout un article sur le cas chinois

 

Plusieurs raisons sont évoquées pour cet état de fait :

 

- Une raison d'ordre "spirituelle" ( si je puis dire) : numérologie et astrologie dispose d'une place très prégnante dans la société chinoise, bizarrement (!) le nombre d'accouchement a tendance à augmenter durant les périodes les plus "propices".

 

- Pour favoriser la scolarisation des enfants : pour rentrer à l'école l'enfant doit avoir 6 ans au premier septembre...Selon vous, quel est le mois qui voit croître le nombre de naissances ( oui, c'est bien le mois d'août!)?!

 

- Pour des raisons d'ordre "financières" : la césarienne c'est plus cher donc plus rentable pour les établissements financiers...cqfd !

 

- En raison de la politique de l'enfant unique : "cela découle de la logique de “l’enfant roi” : il y a une surprotection de l’enfant par rapport à la maman, pour qui l’opération est plus risquée que l’accouchement normal. D’autre part, on sait que l’un des principaux risques de la césarienne est la rupture utérine en cas de deuxième naissance", nous explique l'adjoint français du directeur d'un hôpital de Shangaï.

 

- Enfin, le recours à la césarienne de "confort" est répandue en Chine car l'on estime que les femmes "modernes" ne sont plus résistante à la douleur...Et puisqu'on leur affirme ça comme une évidence et bien elles acceptent de programmer leur accouchement...Je vous rappelle qu'il s'agit de toute façon de leur premier ( et unique) accouchement : les futures mamans sont donc plus sensible à l'avis du corps médical. Puisqu'on leur maintien qu'elles ne sont pas faite pour accoucher par voie basse, elles le croient, peu d'entre elles tentent de passer outre l'avis médical.

 

Pourtant, certains essaient de faire bouger les choses : à l'hôpital de Shangaï, on voit poindre l'organisation de préparations à l'accouchement, ce qui n'existe quasiment pas, par ailleurs en Chine. Car, on nous le rappelle : "mal préparées, les futures mamans penchent plus facilement pour l'intervention chirurgicale".

 

Mais, le problème vient également, comme en France finalement, du manque de personnel, principalement du manque de Sages-femmes : "les tâches normalement réservées aux sages-femmes sont le plus souvent allouées aux médecins ou aux infirmières".

 

Au final, les croyances populaires et les questions financières empêchent les chinoises d'acquérir la confiance suffisante qu'il leur faut pour devenir mère. Ce que je veux dire c'est qu'on ne devient pas seulement mère en mettant au monde un enfant, encore faut-il qu'on leur laisse être "psychologiquement" mère en les associant à la prise de décision les concernant. Ceci vaut pour la Chine mais cela vaut également pour la France.

 

Ceci est ma participation aux Vendredis Intellos.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 10:50

 

 

   La semaine dernière dans mon article sur l'analgésie péridurale , je vous faisais part de mes interrogations sur la mauvaise information des femmes quant à la possibilité d'opter ou non pour la péridurale.

Or, je crois que mes propos ont été mal compris, sans doute me suis-je mal exprimée et je vous présente toutes mes excuses ( je suis bien placée pour savoir à quel point les mots ont leur importance dans la transmission des idées).

Je ne souhaitais pas faire l'apologie de l'accouchement sans péridurale : après tout, chacune peut mesurer sa propre tolérance à la douleur, chacune est libre d'envisager son accouchement comme elle le souhaite.

Une mère ne sera pas meilleure ni en tant que mère ni en tant que femme si elle a accouché sans analgésie péridurale.


Pour ce qui me concerne, je porte beaucoup d'importance à essayer de mettre toutes les chances de mon côté pour avoir l'accouchement dont je désire : le plus physiologique possible, parce que j'ai ce besoin, irrépressible chez moi, de tenter de maîtriser autant que possible les évènements.

Mais, je sais qu'en la matière, il est très difficile de les prévoir par avance, alors comme on dit chez nous, je "gamberge" en espérant que tout se passe comme je le veux !


Je souhaitais non pas porter un jugement sur le choix de chacune mais mettre en lumière la mauvaise information dont bénéficie les femmes en matière d'accouchement.

Ainsi, mon but était de souligner le fait que oui, il existe des alternatives à l'accouchement sous péridurale. Et c'est, notamment, en choisissant un accompagnement à la naissance approprié que l'on pourra avoir accès au panel de ces alternatives.


Certaines ont argué du fait que le recours quasi systématique à l'analgésie péridurale était également due à un manque de moyen financiers dans les centres hospitaliers car l'absence de péridurale nécessiterait une présence plus poussée de la sage-femme aux côtés de la future maman.

Pour le coup, je n'en suis pas sûre : outre la rémunération de l'anesthésiste et du prix de l'analgésie, cet argument ne prend pas en compte le fait qu'une maman bien préparée n'a pas nécessairement besoin d'une sage-femme à ses côtés durant tout le travail.

La présence du compagnon à ses côtés, par exemple, peut-être tout à fait suffisante.


L'écueil dans lequel ne pas tomber serait ici d'opposer pro et anti péridurale comme on le fait pour le cododo, l'allaitement, l'éducation...

Non ! La vrai question à se poser est de savoir ce que veut chaque maman. Nous sommes toutes différentes et nos besoins le sont aussi, en conséquence.

Je ne crois pas au débat stérile pro-maternage/anti.

Chacune doit pouvoir piocher dans chaque tendance en fonction de ses nécessités sans être jugée. Et pour cela, la seule condition est de pouvoir être correctement informée.

C'est bien cela l'essentiel : l'INFORMATION !

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 11:12

 

   Depuis fort, fort longtemps c'est à dire d'aussi longtemps que j'ai envi d'être enceinte ( autant dire depuis toujours), je sais que je veux me passer de la péridurale pour mes accouchements.

 

J'ai quasiment réussi pour le premier. 

 

Pourtant, en en parlant autour de moi, il est arrivé que l'on me traite de "folle" ( véridique).

Très peu de femmes comprennent cette volonté, je peux les compter sur les doigts d'une main autour de moi.

Et, j'ai longtemps eu du mal à expliquer ce choix qui se situait plutôt au niveau du ressentit. 

Et puis, j'ai compris.

J'ai compris que je voulais être actrice de mon accouchement et non pas "être accouchée".

La péridurale implique, en effet, une certaine passivité au moment de l'accouchement : l'anesthésiste arrive, il te pique, tu ne sens plus grand chose, et puis on te dit de pousser, tu ne sens toujours rien alors tu obtempère.

Le bébé sort comme ça, sans que tu n'ais rien senti, comme si la cygogne l'avait déposé entre tes jambes.

 

Bizarrement la douleur de l'accouchement ne m'a jamais fait vraiment peur.

Même aujourd'hui, après un premier accouchement long et douloureux, je ne souhaite pas, autant que possible, avoir recours à l'analgésie péridurale.

Or, Maïtie TRELAUN dans son ouvrage "J'accouche bientôt et j'ai peur de la douleur", nous explique que "La majeure partie du temps la demande correspondra à une peur. Peur de se confronter à une épreuve, peur de ne pas y arriver, peur de craquer et de lâcher l'aspect "socialement correct", peur de mourir, peur de se perdre, peur de devenir folle, peur de crier, peur de devenir maman, peur de rencontrer son bébé...".

Ce n'est pas que je sois plus courageuse qu'une autre ( certainement pas) mais j'assimile la douleur de l'enfantement à un évènement heureux, à une issue positive.

Peut-être est-ce la raison pour laquelle cette douleur ne m'effraie pas. 

 

"Bien souvent, l'analgésie péridurale est demandée en tout début de travail parce que la femme a peur de l'inconnu de l'accouchement, de la douleur, ou parce qu'elle ne voit pas l'intérêt de la vivre. Je me rends compte qu'au cours de mes séances de préparation à la naissance, les réponses apportées à leurs questions ou simplement le fait d'impulser une réflexion leur donne envie de tenter de vivre pleinement cette aventure. Elles sont alors demandeuses d'outils concrets qui peuvent les aider. Je ne peux que constater qu'une majorité d'entre elles parvient à mettre au monde leur bébé sans aide médicamenteuse. Elles en sont remplies de joie et de fierté".

Il semblerait donc que les futures mères aient plus besoin d'écoute, d'être rassurée que de recours à l'analgésie.

Or, c'est vrai qu'il est difficile, de trouver une oreille professionnelle attentive à ces questions :

 Soit parce que l'on est suivie par un médecin obstétricien  qui souvent n'a pas le temps d'aborder des questions autre que purement médicales ( ou n'a pas de réponse à apporter à ces questions).

Soit parce que, même si l'on s'adresse à une Sage-femme, elle n'a pas été formée aux alternatives à la péridurale. 

Je me souviens de la surprise des Sages-Femmes de l'hôpital où j'ai fait ma première préparation à l'accouchement ( tout ce qu'il y a de plus classique !), lorsque j'ai affirmé que j'envisageais de me passer de produit anesthésiant : surprises, étonnées mais également admiratives.

Cette option n'était donc vraiment pas fréquente. 

Pourquoi ?

Communique-t-on assez sur les alternatives à la péridurale ? Rassure-t-on les femmes sur leur capacité à accoucher sans ?

Pas suffisamment ( voire pas du tout) à mon goût...

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 07:44

Un petit moment que je n'avais pas eu le temps de participer aux Vendredis Intellos...

 

Pour cette reprise, aujourd'hui j'aborde un thème qui est complètement d'actualité pour ma Béboute ( en plein terrible two) et nous, ses parents : poser des limites en évitant les tensions. Oui, ce n'est pas une mince affaire...

 

Je me suis rendu compte qu'en cas de crise, rester calme et parler d'une voix douce était la meilleure façon de limiter sa durée. Bien sûr, ce n'est pas évident tous les jours, lorsque notre enfant hurle et se roule sur le sol, pas facile de garder son calme !

 

Catherine Dumonteil-Kremer dans "Elever son enfant autrement", nous donne quelques autres "trucs" pour gérer les conflits et poser des limites sans pour autant envenimer les choses :

 

 - "Il arrive que certains enfants soient hors d'eux-même tout simplement parce que leurs besoins de base ne sont pas comblés. Votre petit a peut-être faim, soif ou se trouve dans une situation inconfortable"

LB ( et je pense que c'est la même chose pour la majorité des enfants) a tendance a être plus irritable lorsqu'elle a faim : ses plus grosses crises ont souvent lieu avant un repas et bizarrement, lorsqu'elle est rassasiée, elle a toujours le sourire !

 

- "Avez-vous modifié votre environnement pour protéger les objets auxquels vous tenez le plus ?" 

Ce petit "truc" permet, me semble-t-il, d'éviter d'en vouloir à son enfant d'avoir casser le "vase de grand-mère" ou d'avoir déchiré la belle robe que votre Homme vous avait offert. La prévention est gage d'apaisement !

 

- "Qu'a-t-il vécu ces derniers temps ? Des journées longues et difficiles à l'école, des bouleversements ( déménagement, séparation, deuil, naissance...) il a peut-être besoin de votre soutien, de votre écoute aimante".

Lorsque le papa de LB part en voyage, j'ai noté qu'elle avait plus besoin d'être dans mes bras, plus demandeuse de ma présence...

 

- "Il a besoin de votre attention. C'est une piste très sérieuse à explorer, mes enfants font beaucoup plus de "bêtises" lorsque je suis au téléphone. Si vous êtes capté par une personne ou un sujet autre que vos bambins, attendez-vous à devoir rétablir l'équilibre. Dans ce cas, jouer quelques minutes avec eux peut faire des miracles".

Alors là, je rejoins complètement l'auteur sur ce point. Lorsque je fais le ménage ou que je cuisine, par exemple, LB est beaucoup plus chouineuse ou a tendance à faire des petites bêtises. Au premier abord, certains penseront qu'ils n'ont pas le temps de "jouer" mais promis, ces quelques minutes passées à combler le besoin de votre enfant vous fera gagner un temps précieux !

 

- "Si vous êtes une famille nombreuse, il a parfois besoin de votre attention particulière. Prenez un temps à deux pour parler ou pour jouer".

Sur cette question, je ne peux pas vraiment me prononcer, ma Béboute étant fille unique pour le moment ( je dis bien pour le moment, nous comptons bien y remédier !) et ayant été moi-même enfant unique durant 11 ans ! Peut-être que Mme Déjantée pourrait nous expliquer sa manière de procéder pour permettre à chacun de ses enfants de passer un peu de temps avec elle ou M. D. ?!

 

- "Votre enfant joue avec un objet que vous ne souhaitez pas qu'il touche, il effectue un travail de découverte : pouvez-vous trouver quelque chose d'autre qui le satisfasse autant ?"

La fameuse technique de la diversion, de plus en plus difficile à mettre en place chez nous...Il nous faut souvent faire face à plusieurs "non, pas!" de LB avant de trouver le bon objet de substitution !

 

- " N'hésitez pas à dire non, mais faites-le avec douceur, c'est un exercice très difficile. Expliquez votre position sans culpabiliser votre petit, sans le juger, il a le droit de désirer et vous avez le droit de lui dire non ( sans culpabiliser vous-mêmes) si vous ne pouvez pas satisfaire son désir".

Ceci rejoint ce que j'écrivais en début d'article : rien ne fait plus de miracle que le calme mais douceur ne signifie pas absence de limite !

 

- "Votre tension est contagieuse, votre enfant le capte en un millième de seconde, la zone préfrontale droite de son cerveau lui permet cela. Se calmer, s'apaiser avant de poser une limite quelconque peut être un bon moyen pour éviter les dérapages".

Chez nous c'est frappant : lorsque je suis stressée, LB est beaucoup plus tendues, a plus tendance à pleurer ou à réclamer mes bras. Certains soirs, elle a même eu du mal à s'endormir.

 

- "Si votre enfant continue à faire ce que vous ne souhaitez pas qu'il fasse, empêchez-le physiquement d'agir avec beaucoup de délicatesse, accompagnez-le dans votre chambre par exemple, et écoutez sa rage. Il se sentira entendu et pourra gesticuler en toute sécurité sur votre lit. Ne le laissez pas seul".

Ce passage rejoint tout à fait ce qu'écrit Isabelle Filliozat dans "au coeur des émotions de l'enfant" sur la nécessité de contenir l'enfant, d'être à ses côtés pour l'aider à gérer cet afflux d'émotions effrayant pour lui.

 

- "Ecoutez avec beaucoup de tendresse toutes les manifestations de frustration après un non. Elles peuvent se manifester sous la forme d'une crise de rage, ou d'un chagrin, d'une colère. Préparez-vous à cela".

Chez nous, c'est la crise de larme qui prévaut après un "non"...

 

- "Acceptez tous les sentiments. Tous les sentiments sont acceptables, toutes les actions ne le sont pas. Les enfants n'apprennent rien une fois pour toutes, ils apprennent au jour le jour, progressivement".

Je crois que c'est ce que nous devons garder à l'esprit en tant que parent : apprendre à nos enfants à distinguer entre sentiment et action.

 

- "Allez faire une promenade "défouloir" avec saut dans les flaques d'eau, courses et gesticulations".

Ceci fait parti de nos remèdes miracles à la maison !


Et enfin, une proposition qui se passe de commentaire :

 

- "Aimez votre petit sans condition quoiqu'il fasse, il a besoin d'être complètement accepté. Faites la différence entre la personne et ses actions, mais ne jugez pour autant pas les actions".



 


 


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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 06:13

"Arrêtez de crier, Taisez-vous ! Faites moins de bruit ! Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?".

On a tous déjà entendu ce genre de paroles, on les a peut-être même déjà prononcé.

Et pourtant...

Est-ce vraiment nécessaire ? Peut-on vraiment demander à des enfants d'être des petits êtres silencieux cachés dans un coin ? N'est-ce pas leur rôle que de faire vivre une maison par leurs cris et leur hurlements de joie ?

Toujours dans "au coeur des émotions de l'enfant", Isabelle Filliozat nous explique qu'"Un enfant a besoin de se sentir joyeux, pour se sentir libre d'exister et de grandir".

Et oui, pourquoi un enfant voudrait-il grandir s'il s'aperçoit que les "grands" vivent dans un monde de tristesse ?

Elle nous invite à retourner en enfance en partageant les jeux de nos enfants. Et surtout ne trouvons pas d'excuse :

"Certains disent que ce n'est plus de leur âge. En réalité, ils seraient mal à l'aise, se sentiraient ridicules, vulnérables. Ils refusent la tentation de la régression. Ils seraient confrontés à l'intimité avec leurs enfants, à leur propre passé, à leurs émotions de petit garçon ou de petite fille. S'ils jouaient, s'ils osaient entrer dans le monde imaginaire des enfants, s'asseoir par terre et faire du bruit avec eux...Ils risqueraient de prendre contact avec une immense souffrance à l'intérieur d'eux. Car se réveillerait la détresse du manque. Ils n'ont pas reçu cela de leurs propres parents, peut-être même n'ont-ils jamais eu le droit de jouer, de rire, de courir en criant, de faire du bruit. Peut-être ont-ils tant manqué de tendresse et/ou de jouets qu'ils ne peuvent encore aujourd'hui prendre dans les bas une poupée ou un ours et le câliner".

Ainsi, Isabelle nous explique qu'il faut soigner "nos enfances blessées" pour nous permettre de jouer aux "jeux simples" des enfants, lâcher prise, récupérer notre "liberté de rire".

Depuis que LB est née, je redécouvre le bonheur d'être un enfant. Je redeviens une enfant moi-même, je m'éclate à faire des pâtés de sable. Je joue à la poupée, je lis des histoires de princesses qui font rêver et je me suis même racheté les "martine" de mon enfance! Que c'est bon d'être un enfant à côté de son enfant. De lâcher prise, et de se replonger dans ce monde merveilleux. 

Tous les jours, nous avons droit, toutes les deux, à notre partie de fou-rire. Je m'autorise enfin le bonheur ! Je ne pensais pas qu'avoir un enfant allait avoir une telle incidence sur mon comportement. Et c'est tellement bon de se sentir vivre comme un enfant et d'avoir cette sensation profonde de partage avec elle.

 

Et vous, êtes-vous aussi retombez en enfance depuis la naissance de vos enfants ?

 

Ceci est ma participation aux Vendredis Intellos !

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 15:01

Perdu dans la routine du quotidien, il arrive souvent que l'on passe à côté de l'essentiel. Isabelle Filliozat, dans le grand classique "au coeur des émotions de l'enfant", nous le rappelle :

 

" La joie est l'émotion du succès, c'est aussi celle de l'amour, de la rencontre et des retrouvailles, de la relation.

Osez plus souvent prononcer des mots doux :

"qu'est-ce qu'on est bien ensemble."

"Je suis vraiment heureuse de vivre avec vous."

"J'adore prendre mon petit déjeuner avec vous trois."

Quand je dis ainsi mes joies et mon bonheur, je me sens plus heureuse encore, et je vois combien cela fait plaisir à toute la famille. Je note à voix haute ce que je me dis à l'intérieur. "C'est bon d'être heureux", et nous dégustons tous ensemble ce bonheur qui passe.

Quand on est par trop absorbé par la lessive, la vaisselle, l'aspirateur, les devoirs, le raccommodage, on oubli cette nécessité quotidienne, ce minimum d'hygiène relationnelle comme le dit Jacques Salomé. Mais les poussières émotionnelles peuvent s'accumuler, elles font de sacrés moutons dans les coeurs et déclenchent des allergies aussi sûrement que les acariens ! 

Qu'il est bon de s'asseoir ( ou de courir) avec ses enfants, sans projet, pour simplement sentir passer la vie en soi. 

Parfois, le comportement de mes enfants m'exaspère, j'ai du travail à terminer, je suis pressée qu'ils s'endorment, je suis tentée de m'énerver à la moindre demande...Alors, je respire, je les regarde, et je me dis : "Ils ont quatre et deux ans. Ils vont grandir, ils n'auront plus jamais quatre et deux ans. Profite !"

Mon coeur fond. Je les observe et je les aime. L'énervement a disparu parce qu'ils sont plus important pour moi en cet instant que les dossiers qui restent en attente. Lorsque je serai très vieille, je me retournerai sur mon passé, je ne veux pas réaliser un peu tard que je n'aurai pas pris le temps de les voir grandir. Alors, je les regarde grandir et mon coeur est rempli de la simple joie de vive ensemble".

 

Wahou, bien que simple, ces conseils nous permettent de remettre les choses à leur place : oublier le quotidien et se concentrer sur ce qui est vraiment important.

Arrêtons de perdre notre temps à nous tracasser pour des broutilles. Et, même si nos tracas sont sérieux, penser qu'il y a encore plus sérieux : voir grandir nos enfants, partager de vrais moments avec eux, faire vivre notre bonheur !

Et si au quotidien on se posait la bonne question : est-ce que je vis AVEC ceux que j'aime ou seulement à côté d'eux ?

 

Ceci est ma participation aux Vendredis Intellos de Mme Déjantée

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:23

J'ai créé ce blog en mars 2011, poussée par l'Homme qui devait se douter que j'étais un peu en manque d'écriture pendant ma suspension de thèse ( autorisée pour un an pour la naissance de la Béboute). Créer un blog a été super constructif mais il me manquait un petit quelque chose qui me permettrai de m'épanouir suffisament intellectuellement parlant.


C'était super de pouvoir parler du quotidien, mais, je manquais de ressources pour aborder les bonnes questions sur l'éducation des enfants au sens large. 

 

Et puis, durant l'été 2011, j'ai lu, un, puis, deux, puis plusieurs articles abordant des sujets liés à l'éducation et qui, bizarrement parraissaient toujours un vendredi (!). Petit à petit j'ai eu vent du concept des vendredis intellos : traiter d'une question sur le thème de la parentalité en s'appuyant sur un document ( article, ouvrage, émission de télé...). J'étais conquise, ma soif de connaissance dans ce domaine allait être étanchée !

 

Petit à petit, j'ai découvert que Marcel Rufo ne détenait pas le monopole de la connaissance en la matière ( loin, très loin de là !) et qu'il existait d'autres auteurs plus en adéquation avec ce que mon instinct me dictait dans ce domaine ( merci les VI de m'avoir fait découvrir Filliozat et Gordon !). Parce qu'une bonne éducation peut passer par une écoute attentive des besoins de ses enfants ! Et ça, je le ressentais mais ma propore éducation ne me permettait pas de savoir si c'était la bonne marche à suivre. Il est parfois difficile de mettre des mots sur des sentiments, et en matière d'éducation, j'avais beaucoup de mal. Je sentais que certains "grands principes" que l'on nous assène depuis des générations n'étaient pas les bons mais, je ne savais pas comment faire pour passer outre. J'avais besoin d'être rassurée sur cette question. Sur ce point, les VI ont joué un rôle primordial. Grâce aux VI, aux ouvrages que j'ai découvert à travers eux, aux discussions que j'ai pu avoir avec d'autres blogueuses qui m'ont ouvert les yeux, j'ai pris confiance en moi dans le domaine et j'ai pu également convaincre l'Homme sur certaines questions éducatives.

 

Alors, bien sûr, j'aimerais tellement avoir le temps de poster chaque semaine pour les VI. J'avais tenté de m'imposer ce rythme au début de l'aventure mais, je dois constater que ça m'est impossible...

 

En tous cas : Joyeux anniversaire et longue vie aux Vendredis Intellos !!!

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 06:29

Hier dans l'émission "les maternelles" sur France 5, pour la première fois depuis la création de l'émission ( qui fête ses 10 ans)  le thème du jour portait sur le baby blues du père. Oui, pour la première fois ! Alors que la plupart des sujets qui ont trait à la parentalité ont déjà été évoqué à maintes reprises. Cette omission est bien révélatrice de ce qu'on attend d'un père : être toujours présent, fort à côté de la pauvre maman qui souffre lors de l'accouchement. 

 

Oui, mais, dans la vraie vie tout ne se passe pas toujours comme on le voudrait. Oui, un homme peut faire une dépression du post partum. Selon les témoignages, cette dépression se manifeste de différente manière. 

D'abord, elle peut intervenir avant la naissance ( on parle alors de couvade) ou dans les six mois qui la suivent. Souvent une envie permanente de pleurer saisie les pères. Cette sensation peut-être accompagnée de nausées, mais également d'un besion de se retrouver seul, d'une crainte dès que le père se trouve avec son enfant dans les bras ou d'une peur de sa propre mort ou de celle de son enfant.


D'après les témoignages de l'émission, il existe plusieurs manière de s'en sortir pour le père. Pour certains, le retour au travail a été salvateur, même si il a été source de culpabilité ( dans la mesure où il ne se sent pas à la hauteur face à son enfant ).

Certains hommes ont trouvé une aide précieuse dans le personnel de l'hôpital où leur conjointe a accouché. Encore faut-il que ce personnel soit formé sur l'écoute des pères ou un minimum informé sur ce baby blues du papa, ce qui n'est pas encore le cas partout (loin s'en faut). Comme pour toute dépression le sport est un très bon curatif. Et bien sûr, la psychothérapie reste un lieu de passage indispensable.

 

Ce sujet nous amène à nous interroger sur la place du père lors de l'arrivée d'un nouveau-né : dans l'émission,  une sage-femme nous dit "être un père, c'est ne pas être une mère". Mais, est-ce qu'aujourd'hui, la société n'attend pas trop de ce père qui lors de la naissance doit-être tout à la fois : un Homme fort sur qui la mère puisse se reposer, un père pour l'enfant, mais également, lorsque la mère est trop fatiguée, une mère pour cet enfant. L'égalité des sexes passe aussi par la prise en compte des sentiments, de la fatigue du père lors de l'arrivée d'un nouvel enfant dans la famille. Je crois que la prise de conscience de l'entourage familial ici, dans un monde individualiste où l'on n'accorde désormais que peu de place à cette famille lors de la naissance, peut jouer un rôle primordial dans l'aide au père et à la mère. L'intervention de la famille peut permettre de soulager les parents et d'éviter au père souffrant de baby blues de trop culpabiliser à l'idée de ne pas pouvoir épauler correctement sa conjointe.


Ceci est ma contribution aux vendredis intellos de Madame Déjantée !

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:44

Hier, l’émission de France 5, « les maternelles » était consacrée à la prévention des attaques pédophiles sur les enfants, sujet grave s’il en est.

 

Mais, loin de faire pleurer dans les chaumières et de tomber dans le sensationnalisme, cette très bonne émission ( Daphnée I love u… ! Pardon, j’avais besoin de mettre un peu de légèreté dans ce sujet qui ne l’est pas du tout) nous donne quelques clefs pour prévenir ces situations.


Contrairement à une idée reçue, la majeure partie des pédophiles ne sont pas ceux qui attendent les enfants à la sortie du square ou de l’école, ça non car il y a beaucoup plus facile pour eux : faire partie de l’entourage de l’enfant. Car, 80% des agressions pédophiles sont perpétrées par des personnes membres de l’entourage familial de l’enfant.

 

Autre lieu commun : le pédophile n’est pas un agresseur au sens strict du terme. C’est un séducteur qui va prendre le temps d’attirer sa proie et de séduire son entourage, notamment en se rendant indispensable auprès de ses parents. Autant vous dire que dans ces conditions l’enfant est complètement pris au piège face à une personne qui a toute la confiance de ses parents.

 

Il s’agit donc de bien expliquer que dans le monde, il y a des gens qui veulent du bien aux enfants et d’autres qui leur veulent du mal, et que ces derniers sont souvent bien cachés. Que ce peut-être ceux qui au premier abord semblent leur vouloir du bien et qu’ils peuvent être bien connu de leurs parents.

 

On ne peut prévenir la pédophilie sans passer par une éducation sexuelle des enfants. Celle-ci peut commencer dès deux ans : expliquer aux enfants avec des mots adaptés à leur âge qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent avec leurs parties intimes mais que personne d’autre n’a le droit de les toucher.


Mais, attention, les pédophiles peuvent très bien commencer par des gestes qui peuvent sembler chastes : des bisous, des caresses ailleurs que sur les zones interdites. Il faut bien expliquer aux enfants qu’à partir du moment où quelque chose les gênes, ils ont le droit de dire NON ! La spécialiste interviewée dans l’émission expliquait d’ailleurs que l’on ne devrait jamais obliger un enfant à « faire le bisous à la dame ».

 

Une solution qui se montre très efficace en cas d’agression, ou en tous cas, à partir du moment où une personne a un geste déplacé envers l’enfant : lui conseiller de crier, hurler.

 

Surtout, n’hésitez pas à communiquer le plus possible avec vos enfants sur cette question, il ne faut plus que ce soit un tabou et surtout, n’hésitez pas à les prévenir que les méchants messieurs (ou dames, ça arrive aussi) peuvent être des personnes que papa et maman croient gentil. Expliquez à vos enfants que vous leur faite suffisamment confiance pour détecter les personnes qui leur voudrait du mal.

 

Bref, encore une fois tout est question de communication et de confiance.

 

 

 

P.S. : Pfffiou, contente d’avoir terminé cet article, pas facile à aborder comme sujet quand même… Et c’était ma contribution aux VENDREDI INTELLOS DE MADAME DEJANTEE

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